Biais égocentrique
En anglais : Egocentric bias
La tendance à trop nous fier à notre propre point de vue, notamment en nous souvenant de notre rôle dans des événements partagés comme plus important ou plus brillant qu’il ne l’était.
Au quotidien
Deux colocataires estiment chacun faire environ les deux tiers du ménage, soit, à eux deux, plus que la totalité.
Après un projet de groupe, vous racontez à la maison que c’est vous qui avez abattu l’essentiel du travail difficile, puis vous apprenez que chacun de vos trois coéquipiers a affirmé la même chose en privé.
Pourquoi votre esprit fait ça
Pour passer à l’action, il faut déjà croire un peu que nos choix comptent et que nous saurons les mener à bien. Un léger excès de confiance nous met en mouvement, nous aide à tenir après un revers et protège à la fois l’estime que nous avons de nous-mêmes et notre place dans le groupe.
Sa famille, en 30 secondes : Confiance pour agir
Comment le repérer
Remarquez quand, dans votre récit d’un effort collectif, vous occupez bien plus de place que n’importe qui d’autre.
Comment y faire face
Avant de vous attribuer le mérite, listez en détail ce qu’a fait chacun des autres, comme si vous rédigiez son évaluation.
Même famille : Confiance pour agir
- Effet de surconfiance
- Biais de désirabilité sociale
- Effet de la troisième personne
- Effet de faux consensus
- Effet difficile-facile
- Effet Lake Wobegon
- Effet Dunning-Kruger
- Biais égocentrique
- Biais d’optimisme
- Effet Forer
- Effet Barnum
- Biais d’autocomplaisance
- Biais acteur-observateur
- Illusion de contrôle
- Supériorité illusoire
- Erreur fondamentale d’attribution
- Hypothèse d’attribution défensive
- Biais d’attribution de traits
- Justification de l’effort
- Compensation du risque
- Effet Peltzman
SourcesRoss & Sicoly (1979)·Wikipedia