Erreur du parieur
Autre nom : Sophisme de Monte-Carlo
En anglais : Gambler's fallacy
L’erreur du parieur consiste à croire qu’un événement aléatoire devient moins probable parce qu’il s’est souvent produit récemment, ou plus probable parce qu’il ne s’est pas produit depuis un moment. Les événements indépendants, comme les lancers de pièce, n’ont pas de mémoire : les résultats passés ne changent rien au suivant.
Au quotidien
Après cinq noirs d’affilée à la roulette, un joueur mise gros sur le rouge, persuadé qu’il « doit bien finir par sortir ».
Votre partenaire et vous avez quatre filles, et vous sentez tous les deux que le prochain bébé sera presque à coup sûr un garçon.
Pourquoi votre esprit fait ça
Nos ancêtres ont survécu en repérant très vite des régularités : un bruissement dans les herbes pouvait signaler un prédateur, et des nuages noirs annonçaient la pluie. Combler les vides par une histoire plausible nous permet d’agir avec peu d’informations au lieu de rester figés. Un cerveau qui voit parfois un motif là où il n’y en a pas perd moins qu’un cerveau qui passe à côté d’une vraie menace.
Comment le repérer
Guettez les « ça doit bien finir par tomber » et l’impression que la chance va forcément s’équilibrer bientôt.
Comment y faire face
Rappelez-vous que chaque événement indépendant repart de zéro, et jugez les chances du suivant pour lui-même.